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J'avais tout à coup du temps et je me mis à penser . De plus c'était l'automne , une sale pluie grise dénudait les arbres , je sombrai lentement dans l'angoisse . Je m'aperçu que penser , ce n'est pas une bonne chose ...

J’avais tout à coup du temps et je me mis à penser . De plus c’était l’automne , une sale pluie grise dénudait les arbres , je sombrai lentement dans l’angoisse . Je m’aperçu que penser , ce n’est pas une bonne chose ...

J'aurai pu m'en douter. Mes collègues me considèrent comme un homme calme . Calme , certes ; mais très souvent dans la journée ma tête se met à rugir , sourdement comme un four crématoire ...

Le
suicide , bien entendu , reste une option . Mais à vrai dire , le suicide me tente peu . J'y ai , cela va de soi , longuement songé ; et si je devais y avoir recours , voici comment je m'y prendrais : je placerais une grenade tout contre mon c½ur et partirais dans un vif éclat de joie . Une petite grenade ronde que je dégoupillerais avec délicatesse avant la cuiller, en souriant au petit bruit métallique du ressort, le dernier que j'entendrais, à part les battements de mon c½ur dans mes oreilles. Et puis le bonheur enfin, en tout cas la paix, et les murs de mon bureau décorés de lambeaux. Aux femmes de ménage de ménage de nettoyer, elles sont payées pour ça, tant pis pour elles. Mais comme je l'ai dit le suicide ne me tente pas... [...]

# Posté le mardi 14 avril 2009 16:51

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